Mon compte utilisateur
Dreux (28100)

L'après Deuxième Guerre mondiale à Dreux

Le 8 mai 1945 signe la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Dreux, libérée de l’occupation des troupes allemandes depuis le 16 août 1944 alors que la guerre continuait, reprenait peu à peu une vie presque normale. Cette capitulation sans condition de l’armée allemande et du régime nazi …

© Droits réservés
Par Manon BROUSSEAU - Le 06 juillet 2026

Le 8 mai 1945 signe la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Dreux, libérée de l’occupation des troupes allemandes depuis le 16 août 1944 alors que la guerre continuait, reprenait peu à peu une vie presque normale. Cette capitulation sans condition de l’armée allemande et du régime nazi ouvrit une ère nouvelle faite de grandes promesses : l’après-guerre.

Une grande première autour de cette capitulation :  le vote des femmes françaises est prévu par l’ordonnance du 21 avril 1944 portant « organisation des pouvoirs publics en France après la Libération », son article 17 disposant que « les femmes sont électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes ».

Les Drouaises voteront donc pour la première fois, le 29 avril 1945 au premier tour des élections municipales (c’est à dire 10 jours avant la fin de la guerre) et au second tour, le 13 mai 1945 (soit 5 jours après la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe). À cette occasion, Maurice Viollette fut réélu maire de Dreux. Puis quelques mois plus tard, le 21 octobre 1945, les Drouaises participèrent au référendum et aux élections à l’Assemblée constituante organisés simultanément par le général de Gaulle. Sur un total de 586 représentants, 33 femmes furent élues à la première Assemblée constituante. 

Après le 8 mai 1945, les Français détenus en Allemagne, libérés du joug nazi, revinrent en France. Le retour des Drouais se fit sur plusieurs mois.

Le retour des prisonniers de guerre. Plusieurs soldats Drouais se trouvaient prisonniers à Berlin en particulier au stalag III D. Leur retour fut difficile. Ils fuyaient l’arrivée de l’armée russe dans la capitale du IIIème Reich, pour rejoindre à pied l’armée américaine arrêtée à 150 km de Berlin sur le fleuve Elbe. Après un interrogatoire serré par des officiers américains parlant français, qui craignaient la fuite de nazis sous uniforme français, les prisonniers libérés rejoignirent Dreux après un long périple en chemin de fer passant par la Hollande et la Belgique. Les autres prisonniers, répartis dans toute l’Allemagne dans des fermes ou usines, revinrent au fur et à mesure de l’avancée des troupes américaines dans le territoire allemand. Les familles attendaient avec soulagement et inquiétude l’arrivée de leur prisonnier à la gare de Dreux.

Le retour des Drouais partis travailler en Allemagne au titre du S.T.O. (Service du Travail Obligatoire) fut plus que discret. Car ces travailleurs, requis d’office, étaient considérés à tort comme des collaborateurs de l’effort de guerre du régime nazi. 

Le retour des camps de concentration. Peu de Drouais revinrent vivants de ces camps de la mort. Seuls quelques déportés au titre de la Résistance purent revenir en passant par l’hôtel Lutetia de Paris. 

Installation des américains à Dreux. Dreux était l’une des onze principales bases de l’US Air Force avec des centaines d’avions de combat construits en réponse à l’accumulation des forces soviétiques après la Seconde Guerre mondiale. En tant que membre fondateur de l’OTAN, la France accepta de fournir des bases aériennes pour les avions tactiques de l’OTAN. La construction de la base de Dreux-Crucey commença en 1951 et les opérations sur la base se sont poursuivies jusqu’à sa fermeture en 1967 à la suite de la décision du président français Charles de Gaulle d’expulser toutes les forces non françaises de l’OTAN de France. Une cité, dite « Américaine », fut construite à Dreux à l’emplacement des « grands clos » pour héberger des gradés de l’armée américaine. Cette « cité » fut remise aux Drouais après le départ des Américains, en 1967.

Je souhaite à mes chers lecteurs de bonnes vacances pas trop caniculaires.

© Droits réservés
© Droits réservés
Premier vote des femmes. - © Droits réservés
Premier vote des femmes. - © Droits réservés

Actualités à Dreux (28100)