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Dreux (28100)

Libération de Dreux - 16 août 1944

Après plus de 1500 jours d’occupation des troupes allemandes, la population drouaise voit enfin le bout du tunnel. L’armée alliée arrive dans la région drouaise. 

Libération Rue Saint-Martin - © Droits réservés
Par Manon BROUSSEAU - Le 12 mai 2026

Après plus de 1500 jours d’occupation des troupes allemandes, la population drouaise voit enfin le bout du tunnel. L’armée alliée arrive dans la région drouaise. 

Le 16 août 1944, vers 13 heures, une colonne de chars américains appartenant à l’infanterie blindée de la 5° Armée US commandée par le général Patton, avance venant de la route de Brezolles vers le passage à niveau de Bonsecours, aux Corvées. Elle est stoppée par des tirs provenant d’un char et de canons antichars allemands disposés le long de la ligne de chemin de fer Paris-Granville. Un lieutenant américain aurait été tué lors de cet accrochage.

Combats à la Fourche. Pendant ce temps, une autre colonne, composée de jeeps et de half-tracks commandés par le lieutenant Sam Isaacs, arrive à la hauteur de Dreux par la route de Châteauneuf, en direction de la Fourche, contournant la basse aérienne ennemie. En passant devant le château d’eau de Vernouillet, un canon antichar allemand dissimulé par un camouflage de branches ouvre le feu sur les véhicules. La colonne de half-tracks subit de lourdes pertes : sept soldats américains tués et douze blessés. En ripostant, les Américains firent soixante-dix tués et plusieurs prisonniers.

Puis la colonne continua la descente vers Dreux. Apercevant une tour et craignant qu’il n’y ait des Allemands en haut, les Américains voulurent la bombarder. Des résistants drouais venus à leur rencontre leur affirmèrent que les Allemands étaient partis de Dreux. Notre brave Beffroi venait d’avoir la frayeur de sa vie ! Les Allemands, de colère, avant de quitter Dreux, tirèrent plusieurs salves de canons d’un de leurs chars depuis la place Métézeau vers la Chapelle Royale. Plusieurs vitraux furent détruits et des gisants portent encore dans le marbre des traces d’éclats d’obus.

Entrée des Américains à Dreux. La rue qui porte le nom du premier Américain arrivé à Dreux, le lieutenant Sam Isaacs, n’est pas celle de son entrée dans Dreux (Avenue Marceau) mais celle par laquelle il en est sorti quelques heures plus tard en direction de Mantes. La colonne américaine arriva dans Dreux, accueillie chaleureusement par la population. Les FFI faisaient des prisonniers allemands : la chasse aux collaborateurs avec l’ennemi commençait. 

Mort du docteur Durand. Cette veille de libération est encore plus dramatique à Dreux où régnait une profonde confusion. Bien connu de la population, le docteur Durand perdit la vie dans des circonstances particulières. C'était le soir, il venait d'effectuer des visites au sanatorium des Bas Buissons. En repartant, il a allumé les pleins phares de sa voiture. Repéré, il a été mitraillé. Selon plusieurs témoins de l'époque, les tirs provenaient de soldats alliés qui, dans la pénombre, avaient confondu la voiture du docteur avec un véhicule allemand. La guerre n'était pas terminée. 

En résidence surveillée à Redon, en Ille-et-Vilaine, puis à Paris, le maire Maurice Viollette rentre clandestinement à Dreux, caché dans une ambulance, quelques jours avant la libération de la ville. 

Drame de l’Hôtel de France. Dans la nuit du 19 au 20 août et dans une ville calme, sous couvre-feu, Georges Binois, le nouveau chef des FFI désigné trois heures auparavant est assassiné devant l’Hôtel de France. Ce crime n’a toujours pas été élucidé 

Si la ville de Dreux est libérée ce 16 août, les combats continuent. À suivre...

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Libération Place Métézeau - © Droits réservés
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